Chine: Xi Jinping ouvre le Congrès du PCC sur un souhait de "modernité socialiste".

 |  Posted by Rishi Gopaul  |  0
Printer-friendly versionSend by emailPDF version
Parti Communiste Chinois

Le président chinois Xi Jinping a ouvert mercredi le 19e Congrès de Parti communiste chinois, à Pékin, en promettant de bâtir un "pays socialiste moderne" ouvert sur le monde, sans calquer de système politique étranger. A l'issue du Congrès d'une semaine qui devrait consacrer Xi Jinping pour un second mandat de cinq ans aux pouvoirs renforcés, les nouveaux membres du comité permanent du Politburo, dernier échelon du Parti, seront sélectionnés.

Dans un discours long de trois heures et demie diffusé à la télévision nationale, le dirigeant chinois s'est adressé aux quelque 2.000 délégués du Parti réunis à Pékin dans le Palais de l'Assemblée du Peuple.

"Par une longue période de travail ardu, le socialisme avec des caractéristiques chinoises est entré dans une nouvelle ère, c'est une nouvelle direction historique dans le développement de notre pays", a-t-il déclaré.

Pékin va maintenir des réformes structurelles axées sur l'offre, continuer de réduire les surcapacités de production et poursuivre ses efforts de désendettement, a-t-il poursuivi.

Appelant à ouvrir les portes de l'économie chinoise, le dirigeant a annoncé sa volonté de faciliter les investissements étrangers.

Le président chinois a défendu un respect strict de l'intégrité territoriale de la Chine, et fermé la porte à l'indépendance de Taïwan.

La Chine s'est fermement opposée à l'indépendance de Taïwan au cours des cinq dernière années et l'a empêchée d'advenir, a-t-il souligné, rappelant le principe de "Chine unique" au territoire vu comme une province sécessionniste. Toute tentative de sédition sera étouffée, a-t-il ajouté.

Dressant le bilan des cinq dernières années, le président chinois a salué en outre la dynamique "extraordinaire" de la campagne de lutte contre la corruption.

Depuis son accession au pouvoir il y a près de cinq ans, plus d'un million de responsables politiques ont été sanctionnés et des dizaines d'entre eux emprisonnés, dont de nombreux rivaux.